Poser des mots sur l’indicible. 

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Difficile de commencer à écrire quelque chose après les derniers évènements. Parler maquillage semble superficiel au vu de ce qui touche la France aujourd’hui. Il n’y aura donc pas d’autre article ici ce week-end.

Je suis d’accord que s’arrêter de vivre, c’est s’avouer vaincu. Et la France n’est pas vaincue. De là à dire que l’on s’en sortira un jour, que tout s’arrêtera, que l’on ne vivra plus dans la peur … C’est difficile d’y croire. Moi j’ai bien peur que ça ne soit que le début d’une histoire sans fin.
Je regrette le temps où je pouvais jouer tranquillement dehors sans penser à rien d’autre qu’au jeu d’après. Ces après-midi d’hiver à faire des bonshommes de neige avec mes sœurs, les soirées d’été en famille autour du barbecue. On pouvait rester des journées entières dehors sans craindre autre chose qu’une averse !

Je me rappel de la guerre lorsque j’étais petite, je me sentais en sécurité dans mon pays, je pensais que rien ne pouvait nous toucher, que la France était protégée. Que les méchants étaient ailleurs qu’ici. Comme s’il y avait un mur autour de nous qui ne laissait rien passer.

Arrivé 2012 et ses rumeurs de fin du monde, je n’y croyais pas, pour moi c’était comme l’an 2000, une prédiction banale. Nous avons vu au fil des années, après cette soi-disant fin du monde, ce qu’il se passait partout. De plus en plus d’attaques, des séismes, des tornades, des milliers de morts. Des guerres dans les différents pays, des gens malheureux. C’était triste et on avait beau être avec eux, penser à eux, les soutenir du mieux qu’on le pouvait, on n’a jamais pu se mettre à leur place. Mettre des mots sur ce qu’il se passait.
La fusillade contre Charlie Hebdo était atroce, on a eu peur pendant quelques jours. On a remercié ceux qui ont risqués/donnés leur vie, pour sauver la notre. Puis on a tenté de comprendre, de mettre des mots sur les actes, de soutenir les victimes, les familles endeuillées. On a fait notre deuil, puis on a continué à vivre sans penser que ça n’était en fait que le début.

Après réflexion, décembre 2012 n’a pas marqué la fin du monde, il a marqué la fin d’UN monde. Un monde de paix où l’on se sentait en sécurité. On ne sait pas de quoi est fait demain, comment la génération d’aujourd’hui élèvera ses enfants dans ce monde qui dérive. Ce que je sais, c’est que des innocents ont perdus la vie. Ces personnes ont quittées un monde de « bruts » pour rejoindre la paix.

#PRAYFORPARIS

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